Rituels, modernisation et fierté : construction mémorielle dans la série télévisée J’ai la mémoire qui tourne

Andrée Fortin
J’ai la mémoire qui tourne est une série télévisée de 12 émissions documentaires de 46 minutes, réalisée à partir de « films de famille », c’est-à-dire tournés au sein de familles québécoises entre les années 1920 et 1980, recueillis et mis en forme par les Productions de la Ruelle. Rituels et modernité en marche sont deux des lignes de force de la série ; une troisième ligne narrative est la fierté découlant de la construction de la modernité à travers les aléas et les difficultés de toutes sortes. Pour construire une telle mémoire collective, il ne suffit pas de faire défiler des images. Les films de famille présentent le plus souvent des défauts techniques : l’image saute, elle est parfois surexposée, le cadrage est approximatif ; la parole compense ces défauts, explique l’intérêt de l’image malgré ces défauts. Les stratégies de construction mémorielle ainsi que les mécanismes permettant le passage de la mémoire familiale à la mémoire collective sont ici analysés.

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