Roman familial, roman national ? L’histoire de Montréal sous la loupe de la filiation généalogique féminine (Première partie)

Dominique Deslandres
Cet article en deux parties révèle certains biais de notre roman national concernant le rôle des relations franco-autochtones dans l’implantation et l’ascension sociale des colons français. Il s’agit ici d’interroger ce dont témoigne historiquement la présence autochtone dans et autour de mon arbre généalogique, c’est-à-dire mon roman familial. Ainsi quand je remonte les lignées féminines, les relations d’intimité avec les Autochtones apparaissent clairement dans les mariages, les cousinages, les amitiés et … l’exploitation impérialiste et esclavagiste. Dans cette première partie, le cas des aïeules autochtones permet de revisiter ce que l’on sait du dessein impérial français de « ne faire qu’un seul peuple », en mettant en lumière, d’une part, le projet de francisation des Autochtones et, d’autre part, l’ensauvagement des Français, tant décrié par les autorités civiles et religieuses françaises du xviie et xviiie siècles.

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