Sanction de la Loi d’aide aux chômeurs

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La Loi relative à l’aide aux chômeurs s’inscrit dans le contexte de la crise qui affecte l’économie de la plupart des pays occidentaux. Le gouvernement met sur pied une série de travaux publics -édifices, routes, etc.- qui s’adressent avant tout aux pères de familles nombreuses. Un de ceux qui ont profité de ces mesures, Armand Goulet, raconte « ...on nous prenait le matin vers 7 h 30 avec un camion. On « embarquait » dans la boîte. Pour nous abrier, une toile, qui nous cachait du gros vent. Nous faisions à peu près 5 ou 6 milles pour travailler à l’élargissement d’un chemin, après que la terre était gelée et nous faisions cela au petit pic et à la petite pelle. Le midi, on dînait sur les lieux avec un feu pour nous donner un peu de chaleur. Le soir, nous revenions vers 5 h. Nous étions payés une piastre par jour. « Ça » a duré deux ou trois mois durant les plus gros froids d’hiver, afin que les gens aient un peu d’argent (...) Bien sûr, le travail qu’on faisait, on le trouvait ridicule, parce que ça ne rapportait rien. En réalité, c’était tout simplement pour employer du monde, pour dire qu’on ne leur donne pas l’argent sans qu’on ait quelque chose en retour. » Les femmes et les célibataires sont pratiquement exclus de ces emplois. Rapidement, l’aide aux chômeurs devient insuffisante et le gouvernement n’aura d’autres choix que d’avoir recours aux secours directs pour soulager la misère des plus démunis. La Loi relative à l’aide aux chômeurs s’inscrit dans le contexte de la crise qui affecte l’économie de la plupart des pays occidentaux. Le gouvernement met sur pied une série de travaux publics -édifices, routes, etc.- qui s’adressent avant tout aux pères de familles nombreuses. Un de ceux qui ont profité de ces mesures, Armand Goulet, raconte « ...on nous prenait le matin vers 7 h 30 avec un camion. On « embarquait » dans la boîte. Pour nous abrier, une toile, qui nous cachait du gros vent. Nous faisions à peu près 5 ou 6 milles pour travailler à l’élargissement d’un chemin, après que la terre était gelée et nous faisions cela au petit pic et à la petite pelle. Le midi, on dînait sur les lieux avec un feu pour nous donner un peu de chaleur. Le soir, nous revenions vers 5 h. Nous étions payés une piastre par jour. « Ça » a duré deux ou trois mois durant les plus gros froids d’hiver, afin que les gens aient un peu d’argent (...) Bien sûr, le travail qu’on faisait, on le trouvait ridicule, parce que ça ne rapportait rien. En réalité, c’était tout simplement pour employer du monde, pour dire qu’on ne leur donne pas l’argent sans qu’on ait quelque chose en retour. » Les femmes et les célibataires sont pratiquement exclus de ces emplois. Rapidement, l’aide aux chômeurs devient insuffisante et le gouvernement n’aura d’autres choix que d’avoir recours aux secours directs pour soulager la misère des plus démunis. Source : Craig Brown (sous la direction de), Histoire générale du Canada, Montréal, Boréal, 1990, p.533-541. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain, le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p.40-45 et 75-83.

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