Se marier ou coiffer la Sainte-Catherine

, par noreply@blogger.com (Le Flâneur)

Les conventions sociales étaient encore très fortes dans le Québec des années 1940-1950. La voie normale pour une jeune fille était de se marier dès l'âge de 18 ou 19 ans. Celle qui n'avait pas de prétendant, qui croyait avoir entendu l'appel de Dieu ou qui voulait faire honneur à ses parents pouvait choisir la vie religieuse. À 25 ans sonné, les filles restantes étaient étiquetées, stigmatisées vieilles filles

Selon une tradition ancienne, Sainte-Catherine d'Alexandrie, une vierge et martyre qui n'a pas réellement existé, était la patronne des filles à marier de plus de vingt cinq ans, surnommées les catherinettes. Au Moyen-âge, les catherinettes arboraient un couvre-chef de couleur jaune et verte.

Le jour de son 25e anniversaire, la catherinette était l'objet de moqueries. On lui faisait lourdement sentir que son célibat était un échec personnel.

Des mariages in-extremis


On a connu des mariages pour cause de grossesse ou encore pour éviter la conscription. Mais il y eut aussi des mariages précipités de jeunes femmes qui approchaient leurs 25 ans.
Un exemple parmi d'autres. Contrairement à la plupart des jeunes filles de sa génération, qui rêvaient du Prince charmant, Simone n'était pas pressée de se marier. Elle recevait certainement des propositions, car elle était jolie, mais la vie d'épouse et de mère ne l'intéressait pas du tout. Elle s'est quand même mariée en 1951, trois jours seulement avant de coiffer la Sainte-Catherine.

Voir en ligne : http://www.lecarnetduflaneur.com/20...