Signature d’une entente entre le gouvernement du Québec et les Cris

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Les Cris et le gouvernement de Bernard Landry, premier ministre du Québec, parviennent finalement à une entente de nation à nation qui respecte l’entente de principe établie auparavavant. C’est au moment où les Cris ont obtenu une injonction ordonnant l’arrêt des travaux en cours que le gouvernement du Québec avait accepté de négocier. En fait, l’entente répare certaines lacunes de la Convention de la baie James et du Nord québécois. Par cette nouvelle entente, les Cris s’engagent à abandonner leurs poursuites pour dommages à la forêt, totalisant environ 800 millions de dollars, ainsi qu’à arrêter les campagnes internationales qui ont contribué à ternir l’image du Québec à l’étranger. En contrepartie, le gouvernement du Québec promet de verser 3,5 milliards sur 50 ans aux 13 000 Cris. Cette entente prévoit que Hydro-Québec pourra détourner la rivière Rupert vers la rivière Eastmain, ce qui devrait augmenter la capacité hydro-électrique de 15 %. Cette entente met fin à des décennies de frictions et pourrait être le début d’une nouvelle ère dans les relations entre ces deux parties. Selon le journaliste du « Devoir » : « En acceptant la « paix des braves », les Cris indiquent qu’ils sont prêts à remiser certains réflexes et certains discours revendicateurs qui, au bout du compte, ne garantissaient nullement leur affranchissement social et économique. » Quelques semaines plus tard, les deux parties signeront une autre importante entente de partenariat dans le secteur du développement économique et communautaire d’une somme de plus de 800 millions qui sera répartie sur 25 ans. Elles acceptent aussi « de partager les bénéfices de projets de développement des ressources naturelles du territoire inuit, notamment hydroélectriques ». Durant cette même période, une autre percée se fait avec les Innus, alors que ces derniers voient leurs droits ancestraux reconnus par un traité signé avec les gouvernements fédéral et provincial. Les Cris et le gouvernement de Bernard Landry, premier ministre du Québec, parviennent finalement à une entente de nation à nation qui respecte l’entente de principe établie auparavavant. C’est au moment où les Cris ont obtenu une injonction ordonnant l’arrêt des travaux en cours que le gouvernement du Québec avait accepté de négocier. En fait, l’entente répare certaines lacunes de la Convention de la baie James et du Nord québécois. Par cette nouvelle entente, les Cris s’engagent à abandonner leurs poursuites pour dommages à la forêt, totalisant environ 800 millions de dollars, ainsi qu’à arrêter les campagnes internationales qui ont contribué à ternir l’image du Québec à l’étranger. En contrepartie, le gouvernement du Québec promet de verser 3,5 milliards sur 50 ans aux 13 000 Cris. Cette entente prévoit que Hydro-Québec pourra détourner la rivière Rupert vers la rivière Eastmain, ce qui devrait augmenter la capacité hydro-électrique de 15 %. Cette entente met fin à des décennies de frictions et pourrait être le début d’une nouvelle ère dans les relations entre ces deux parties. Selon le journaliste du « Devoir » : « En acceptant la « paix des braves », les Cris indiquent qu’ils sont prêts à remiser certains réflexes et certains discours revendicateurs qui, au bout du compte, ne garantissaient nullement leur affranchissement social et économique. » Quelques semaines plus tard, les deux parties signeront une autre importante entente de partenariat dans le secteur du développement économique et communautaire d’une somme de plus de 800 millions qui sera répartie sur 25 ans. Elles acceptent aussi « de partager les bénéfices de projets de développement des ressources naturelles du territoire inuit, notamment hydroélectriques ». Durant cette même période, une autre percée se fait avec les Innus, alors que ces derniers voient leurs droits ancestraux reconnus par un traité signé avec les gouvernements fédéral et provincial. Source : Le Devoir, 9 février 2002, p.B10.

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