Splendeurs et misères des nefs historiques ou comment assurer la pérennité des églises classées du Québec

Édith Prégent
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Le phénomène de délaissement des églises amorcé il y a quelques années pose le problème des églises excédentaires. Si le Québec a développé une expertise dans la conversion civile de ces bâtiments, il demeure une catégorie d’églises qui soulève un obstacle supplémentaire compte tenu de leurs caractéristiques particulières. Que faire de la soixantaine d’églises classées et reconnues comme exceptionnelles par le gouvernement québécois ? Bien qu’il soit admis que les pratiques religieuses traditionnelles qui ont donné naissance à ces oeuvres d’art totales seront bientôt du passé, ces lieux demeurent de puissants révélateurs du fait religieux qui a forgé la culture du Québec. Dans le contexte actuel, comment assurer la pérennité de ces nefs historiques ? Une nouvelle approche prenant appui sur le concept d’oeuvre d’art totale pourrait être une solution.
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The phenomena of church relinquishing, which began a few years ago, raises the question of surplus churches. Although Quebec has developed an expertise in their public conversion, there remains a category of church buildings raising supplemental obstacles in view of their distinctive characteristics. What should be done with over sixty churches, classified and recognized as exceptional by the Quebec government ? Admittedly, the traditional religious practices that gave birth to these practices will soon disappear, but the locations remain powerful revelations of the religious presence that shaped Quebec’s culture. How can the survival of these historical spaces be assured in today’s context ? A new approach based on the concept of total art work could be the solution.

Voir en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1040859ar