Témoignage de Brian Mulroney devant un comité parlementaire

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’homme d’affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber est détenu dans une prison de Toronto en attendant son extradition vers son pays d’origine. Il doit y être jugé pour fraude et évasion fiscale. En mars 2007, peu de temps après que son extradition eut été avalisée par la Cour suprême du Canada, Schreiber intente une poursuite contre l’ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney devant la Cour supérieure de l’Ontario. Il lui reproche de ne pas avoir honoré une entente prévoyant le versement de 300 000 $ Mulroney, en échange de service pour le démarrage d’entreprises. Une partie de cette somme aurait été versée à Mulroney alors qu’il occupait encore ses fonctions de premier ministre. Devant cette situation, le premier ministre Stephen Harper, lui aussi un conservateur, désigne une personne indépendante pour lui faire des recommandations sur la tenue d’une éventuelle enquête publique. Entre-temps, l’opposition somme le ministre de la Justice, Rob Nicholson, de suspendre l’extradition de Schreiber prévue pour le 1er décembre. D’abord refusée, cette requête sera par la suite avalisée par le président de la chambre, Peter Milliken. Par une procédure parlementaire exceptionnelle, celui-ci délivre un mandat à Schreiber qui doit comparaître devant le comité de l’éthique de la Chambre des communes. Peu d’éléments nouveaux concernant cette affaire émaneront de ses témoignages. Déterminé à laver sa réputation, Mulroney accepte de témoigner devant le comité. Il admet avoir fait une grande erreur de jugement en ayant accepté l’argent de Schreiber, mais nie toutefois les allégations de ce dernier devant le comité. L’homme d’affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber est détenu dans une prison de Toronto en attendant son extradition vers son pays d’origine. Il doit y être jugé pour fraude et évasion fiscale. En mars 2007, peu de temps après que son extradition eut été avalisée par la Cour suprême du Canada, Schreiber intente une poursuite contre l’ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney devant la Cour supérieure de l’Ontario. Il lui reproche de ne pas avoir honoré une entente prévoyant le versement de 300 000 $ Mulroney, en échange de service pour le démarrage d’entreprises. Une partie de cette somme aurait été versée à Mulroney alors qu’il occupait encore ses fonctions de premier ministre. Devant cette situation, le premier ministre Stephen Harper, lui aussi un conservateur, désigne une personne indépendante pour lui faire des recommandations sur la tenue d’une éventuelle enquête publique. Entre-temps, l’opposition somme le ministre de la Justice, Rob Nicholson, de suspendre l’extradition de Schreiber prévue pour le 1er décembre. D’abord refusée, cette requête sera par la suite avalisée par le président de la chambre, Peter Milliken. Par une procédure parlementaire exceptionnelle, celui-ci délivre un mandat à Schreiber qui doit comparaître devant le comité de l’éthique de la Chambre des communes. Peu d’éléments nouveaux concernant cette affaire émaneront de ses témoignages. Déterminé à laver sa réputation, Mulroney accepte de témoigner devant le comité. Il admet avoir fait une grande erreur de jugement en ayant accepté l’argent de Schreiber, mais nie toutefois les allégations de ce dernier devant le comité. Source : Le Devoir, 6 décembre 2007, p. A1, 14 décembre 2007, p. A1 ; La Presse, 28 juillet 2007, p. A13 ; 15 novembre 2007, p. A7 ; 14 décembre 2007, p. A4. 
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2007/11/27/001-Schreiber-comite.shtml

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