Témoignage du général Roméo Dallaire devant un tribunal international

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le témoignage de Dallaire est très attendu. L’ex-général dirigeait les Casques bleus de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Rwanda au moment de cette tuerie survenue en 1994. Devant le tribunal, il élabore particulièrement sur le cas du général Théoneste Bagosora, l’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise qui était un des hommes forts du pays lors du génocide. Dallaire, qui avait déjà témoigné devant le TPIR en 1998, pointe un doigt accusateur vers Bagosora qui, selon lui, n’a rien fait pour mettre fin à la boucherie : « Tout se passait comme si cela (le génocide) avait été planifié. » Le général canadien à la retraite affirme même que, loin de coopérer à l’effort des Casques bleus, Bagosora l’aurait personnellement menacé de mort. Au cours d’autres séances, Dallaire élaborera sur un autre thème qui lui tient à coeur : l’inaction de la grande majorité des nations occidentales lors de cette tragédie. À cet égard, il reprend la plupart des arguments qu’il a développés dans l’ouvrage « J’ai serré la main du diable ». Publié à la fin de 2003, celui-ci a suscité de nombreuses réactions.Le témoignage de Dallaire est très attendu. L’ex-général dirigeait les Casques bleus de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Rwanda au moment de cette tuerie survenue en 1994. Devant le tribunal, il élabore particulièrement sur le cas du général Théoneste Bagosora, l’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise qui était un des hommes forts du pays lors du génocide. Dallaire, qui avait déjà témoigné devant le TPIR en 1998, pointe un doigt accusateur vers Bagosora qui, selon lui, n’a rien fait pour mettre fin à la boucherie : « Tout se passait comme si cela (le génocide) avait été planifié. » Le général canadien à la retraite affirme même que, loin de coopérer à l’effort des Casques bleus, Bagosora l’aurait personnellement menacé de mort. Au cours d’autres séances, Dallaire élaborera sur un autre thème qui lui tient à coeur : l’inaction de la grande majorité des nations occidentales lors de cette tragédie. À cet égard, il reprend la plupart des arguments qu’il a développés dans l’ouvrage « J’ai serré la main du diable ». Publié à la fin de 2003, celui-ci a suscité de nombreuses réactions. Source : Le Devoir, 20 janvier 2004, p.A4 ; 22 janvier 2004, p.A5. La Presse, 20 janvier 2004, cahier Monde, p.1.

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