Tenue d’un congrès au leadership par l’Union nationale

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Successeur de l’ex-premier ministre Daniel Johnson décédé le 26 septembre 1968, Bertrand avait été désigné comme chef intérimaire de l’Union nationale par le caucus du parti. Des tiraillements sur son leadership l’amènent par la suite à tenir un congrès à la chefferie au cours duquel il est opposé à son ministre de l’Éducation, Jean-Guy Cardinal, et à André Léveillé. Bertrand part favori, mais Cardinal mène une campagne dynamique axée sur des thèmes comme la modernisation de l’État, le redressement de l’économie québécoise et la nécessité de mettre de l’ordre dans la fonction publique. Le 21 juin, jour du vote, les débats sont houleux à l’intérieur et à l’extérieur du Colisée puisque 3 000 manifestants provenant de groupes de gauche se frottent aux forces policières. C’est finalement Jean-Jacques Bertrand qui remporte la victoire, obtenant le soutien de 1 325 délégués, contre 938 pour Cardinal et 22 pour Léveillé. Le ralliement de Cardinal ne suffit pas à masquer l’amertume de ses troupes, une réaction qui incite le premier ministre à déclarer dans son discours final : « Il est maintenant important que nous nous serrions les coudes. Unis, nous vaincrons. » L’Union nationale sera évincée du pouvoir l’année suivante, lors de l’élection générale du 29 avril 1970. Successeur de l’ex-premier ministre Daniel Johnson décédé le 26 septembre 1968, Bertrand avait été désigné comme chef intérimaire de l’Union nationale par le caucus du parti. Des tiraillements sur son leadership l’amènent par la suite à tenir un congrès à la chefferie au cours duquel il est opposé à son ministre de l’Éducation, Jean-Guy Cardinal, et à André Léveillé. Bertrand part favori, mais Cardinal mène une campagne dynamique axée sur des thèmes comme la modernisation de l’État, le redressement de l’économie québécoise et la nécessité de mettre de l’ordre dans la fonction publique. Le 21 juin, jour du vote, les débats sont houleux à l’intérieur et à l’extérieur du Colisée puisque 3 000 manifestants provenant de groupes de gauche se frottent aux forces policières. C’est finalement Jean-Jacques Bertrand qui remporte la victoire, obtenant le soutien de 1 325 délégués, contre 938 pour Cardinal et 22 pour Léveillé. Le ralliement de Cardinal ne suffit pas à masquer l’amertume de ses troupes, une réaction qui incite le premier ministre à déclarer dans son discours final : « Il est maintenant important que nous nous serrions les coudes. Unis, nous vaincrons. » L’Union nationale sera évincée du pouvoir l’année suivante, lors de l’élection générale du 29 avril 1970. Source : Le Devoir, 21 juin 1969, p.1-2, 23 juin 1969, p.1-2.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...