Tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Quelques mois après l’élection du Parti québécois (PQ), en 1994, le premier ministre Jacques Parizeau
dépose à l’Assemblée nationale un avant-projet de loi prévoyant la tenue d’un référendum. Cette consultation portera sur la question suivante : « Acceptez-vous que le Québec devienne un État souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995 ? » Le camp du Oui s’organise autour du premier ministre Parizeau, du chef du Bloc québécois (BQ), Lucien Bouchard
, et du chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont. Le camp du Non est mené par le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Daniel Johnson. Il compte sur l’appui du premier ministre du Canada, Jean Chrétien
, et du chef du Parti progressiste-conservateur, Jean Charest
. Le Oui connaît un lent départ dans les sondages, mais la nomination de Lucien Bouchard
comme négociateur en chef en cas de victoire semble avoir un effet tonique sur les forces souverainistes. Le jour du scrutin, près de 94 % des électeurs inscrits se présentent aux urnes, un record de participation. Les résultats demeurent extrêmement serrés jusqu’à ce que le Non se détache finalement et l’emporte de justesse avec 50,6 % des votes. La défaite est d’autant plus amère pour les partisans du Oui qu’elle se solde par une nouvelle controverse : les déclarations du premier ministre Parizeau sur le rôle « de l’argent et des votes ethniques » dans la victoire du Non. La division des Québécois sur la question constitutionnelle apparaît plus profonde que jamais. Quelques jours après la tenue du référendum, le premier ministre Parizeau annoncera qu’il quitte son poste de premier ministre. Quelques mois après l’élection du Parti québécois (PQ), en 1994, le premier ministre Jacques Parizeau
dépose à l’Assemblée nationale un avant-projet de loi prévoyant la tenue d’un référendum. Cette consultation portera sur la question suivante : « Acceptez-vous que le Québec devienne un État souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995 ? » Le camp du Oui s’organise autour du premier ministre Parizeau, du chef du Bloc québécois (BQ), Lucien Bouchard
, et du chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont. Le camp du Non est mené par le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Daniel Johnson. Il compte sur l’appui du premier ministre du Canada, Jean Chrétien
, et du chef du Parti progressiste-conservateur, Jean Charest
. Le Oui connaît un lent départ dans les sondages, mais la nomination de Lucien Bouchard
comme négociateur en chef en cas de victoire semble avoir un effet tonique sur les forces souverainistes. Le jour du scrutin, près de 94 % des électeurs inscrits se présentent aux urnes, un record de participation. Les résultats demeurent extrêmement serrés jusqu’à ce que le Non se détache finalement et l’emporte de justesse avec 50,6 % des votes. La défaite est d’autant plus amère pour les partisans du Oui qu’elle se solde par une nouvelle controverse : les déclarations du premier ministre Parizeau sur le rôle « de l’argent et des votes ethniques » dans la victoire du Non. La division des Québécois sur la question constitutionnelle apparaît plus profonde que jamais. Quelques jours après la tenue du référendum, le premier ministre Parizeau annoncera qu’il quitte son poste de premier ministre. Source : Le Devoir, 31 octobre 1995, p.A1 et autres. La Presse, 31 octobre 1995, p.A1 et autres. Jean-Herman Guay et Denis Monière, La bataille du Québec Troisième épisode : 30 jours qui ébranlèrent le Canada, Montréal, Fides, 1996, 266 p.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...