Tenue d’une assemblée contradictoire à Saint-Hyacinthe dans le cadre de la campagne électorale fédérale

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’assemblée se déroule devant une foule immense (certains l’évaluent à 30 000 personnes, ce qui est stupéfiant puisque Saint-Hyacinthe ne compte à ce moment que 9 000 âmes !) Dans son discours, le ministre Rodolphe Lemieux s’acharne sur Henri Bourassa
. Celui-ci n’est pas candidat, mais son ombre plane sur la camapagne électorale puisqu’il donne un bon coup de main aux Conservateurs en amultipliant les attaques contre les Libéraux de Laurier. Après ces attaques, Lemieux fait l’éloge de son chef, Wilfrid Laurier
. Le ministre fait part de son inquiétude à ce que le nom de Laurier ne suscite plus aussi spontanément les cris d’appuis qu’autrefois. Le député nationaliste Armand Lavergne, qui est assis sur l’estrade, se moque des propos de Lemieux. C’est alors qu’il est bousculé par le ministre, ce qui fait réagir la foule. Un vent de panique souffle avant que Bourassa ne se lève et parvienne à dominer le tumulte. Il se livre à son tour à quelques attaques, y allant d’invectives destructrices contre le traité de réciprocité et contre la Loi sur la marine, qu’il pourfend au nom de son attachement à l’autonomie canadienne. Malgré l’éloquence du discours de Bourassa, la foule divisée se fait de plus en plus tapageuse, criant encouragements enthousiastes et insultes brutales aux tribuns. Lorsque Armand Lavergne prend la parole, le calme revient. Lavergne est vindicatif. Il s’attaque au gouvernement Laurier, puis s’en prend à Lemieux. Ce dernier explose. Il se précipite sur Lavergne, dérogeant ainsi à l’étiquette des assemblées contradictoires. Lemieux se retire sous les huées de la foule alors que le président de la séance n’a d’autre choix que de lever l’assemblée. .L’assemblée se déroule devant une foule immense (certains l’évaluent à 30 000 personnes, ce qui est stupéfiant puisque Saint-Hyacinthe ne compte à ce moment que 9 000 âmes !) Dans son discours, le ministre Rodolphe Lemieux s’acharne sur Henri Bourassa
. Celui-ci n’est pas candidat, mais son ombre plane sur la camapagne électorale puisqu’il donne un bon coup de main aux Conservateurs en amultipliant les attaques contre les Libéraux de Laurier. Après ces attaques, Lemieux fait l’éloge de son chef, Wilfrid Laurier
. Le ministre fait part de son inquiétude à ce que le nom de Laurier ne suscite plus aussi spontanément les cris d’appuis qu’autrefois. Le député nationaliste Armand Lavergne, qui est assis sur l’estrade, se moque des propos de Lemieux. C’est alors qu’il est bousculé par le ministre, ce qui fait réagir la foule. Un vent de panique souffle avant que Bourassa ne se lève et parvienne à dominer le tumulte. Il se livre à son tour à quelques attaques, y allant d’invectives destructrices contre le traité de réciprocité et contre la Loi sur la marine, qu’il pourfend au nom de son attachement à l’autonomie canadienne. Malgré l’éloquence du discours de Bourassa, la foule divisée se fait de plus en plus tapageuse, criant encouragements enthousiastes et insultes brutales aux tribuns. Lorsque Armand Lavergne prend la parole, le calme revient. Lavergne est vindicatif. Il s’attaque au gouvernement Laurier, puis s’en prend à Lemieux. Ce dernier explose. Il se précipite sur Lavergne, dérogeant ainsi à l’étiquette des assemblées contradictoires. Lemieux se retire sous les huées de la foule alors que le président de la séance n’a d’autre choix que de lever l’assemblée. . Source : Le Devoir, 14 août 1911, p.1.

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