Tenue d’une conférence inter-gouvernementale sur la constitution

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Au cours d’une conférence inter-gouvernementale précédente, les partis s’étaient fixés comme objectifs de donner au Canada le pouvoir d’amender la constitution, d’asseoir les droits des minorités et d’établir le caractère fédératif de la constitution (en déterminant les juridictions fédérales et provinciales). Le premier ministre canadien, Louis Saint-Laurent, avait alors soulevé le fait que le Canada était la seule nation du Commonwealth et le seul État souverain au monde à ne pas avoir le droit d’amender seul sa constitution. Lors de la conférence tenue le 25 septembre, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, renchérit en affirmant ne pouvoir se contenter des amendements portés à l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de 1867. Il revendique une constitution « faite au Canada, par des Canadiens et pour des Canadiens ». Le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan, l’Alberta et Terre-Neuve l’appuient dans cette démarche. La conférence inter-gouvernementale se terminera par quelques propositions d’amendement, la question d’une nouvelle constitution restant toujours en suspens.Au cours d’une conférence inter-gouvernementale précédente, les partis s’étaient fixés comme objectifs de donner au Canada le pouvoir d’amender la constitution, d’asseoir les droits des minorités et d’établir le caractère fédératif de la constitution (en déterminant les juridictions fédérales et provinciales). Le premier ministre canadien, Louis Saint-Laurent, avait alors soulevé le fait que le Canada était la seule nation du Commonwealth et le seul État souverain au monde à ne pas avoir le droit d’amender seul sa constitution. Lors de la conférence tenue le 25 septembre, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, renchérit en affirmant ne pouvoir se contenter des amendements portés à l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de 1867. Il revendique une constitution « faite au Canada, par des Canadiens et pour des Canadiens ». Le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan, l’Alberta et Terre-Neuve l’appuient dans cette démarche. La conférence inter-gouvernementale se terminera par quelques propositions d’amendement, la question d’une nouvelle constitution restant toujours en suspens. Source : Le Devoir, 25 septembre 1950, p.1, 26 septembre 1950, p.1-2, 27 septembre 1950, p.1.

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