Tenue d’une conférence interprovinciale à Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Deux enjeux principaux sont au coeur de cette conférence interprovinciale : les projets de chemins de fer pan-canadien et le rajustement à la hausse des subsides fédéraux aux provinces. Le premier ministre québécois, Simon-Napoléon Parent
, est l’hôte de la conférence. Maire de Québec, il s’intéresse particulièrement au projet de chemin de fer Trans-canadien qui profiterait à sa ville. Cependant, il craint la concurrence du Grand-Tronc qui se propose d’utiliser la ville de Portland, au Maine, comme terminus. Le premier ministre de l’Ontario et ses homologues des provinces de l’Ouest ne participent pas à ces discussions qui les précoccupent peu, alors que les premiers ministres des provinces de l’Est (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard) font front commun contre le projet du Grand-Tronc afin de protéger l’économie des régions de Québec, Saint-Jean et Halifax. Le ministre fédéral des Chemins de fer propose pour sa part le prolongement et le raccordement des voies déjà existantes afin de réduire les coûts de tels projets. Enfin, les premiers ministres provinciaux font front commun pour demander une augmentation des subsides fédéraux. Tout au long de la conférence, alors que les journalistes tentent de s’arracher de nouvelles informations, les participants conservent un mutisme total : « si on en croit les conférenciers, ils se sont entendus pour garder le secret de leurs délibérations ».Deux enjeux principaux sont au coeur de cette conférence interprovinciale : les projets de chemins de fer pan-canadien et le rajustement à la hausse des subsides fédéraux aux provinces. Le premier ministre québécois, Simon-Napoléon Parent
, est l’hôte de la conférence. Maire de Québec, il s’intéresse particulièrement au projet de chemin de fer Trans-canadien qui profiterait à sa ville. Cependant, il craint la concurrence du Grand-Tronc qui se propose d’utiliser la ville de Portland, au Maine, comme terminus. Le premier ministre de l’Ontario et ses homologues des provinces de l’Ouest ne participent pas à ces discussions qui les précoccupent peu, alors que les premiers ministres des provinces de l’Est (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard) font front commun contre le projet du Grand-Tronc afin de protéger l’économie des régions de Québec, Saint-Jean et Halifax. Le ministre fédéral des Chemins de fer propose pour sa part le prolongement et le raccordement des voies déjà existantes afin de réduire les coûts de tels projets. Enfin, les premiers ministres provinciaux font front commun pour demander une augmentation des subsides fédéraux. Tout au long de la conférence, alors que les journalistes tentent de s’arracher de nouvelles informations, les participants conservent un mutisme total : « si on en croit les conférenciers, ils se sont entendus pour garder le secret de leurs délibérations ». Source : La Presse, 19 décembre 1902, p.10.

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