Tenue d’une élection partielle dans la circonscription de Bagot

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Jeune avocat de 31 ans, Johnson vient d’abord à bout des réticences de son chef, le premier ministre Maurice Duplessis, avant d’être le candidat de l’Union nationale dans Bagot. Son peu d’expérience et le handicap que constitue un nom anglophone dans un comté très majoritairement francophone ne semblent pas jouer contre lui puisqu’il récolte 4 725 votes. Il devance le libéral Roland Bailly qui obtient le support de 3 585 électeurs. Un autre candidat, l’unioniste indépendant Georges de Grandpré, se contente pour sa part de 40 votes. Il s’agit d’une majorité record pour une élection tenue dans la circonscription de Bagot. Pour Daniel Johnson, c’est le début d’une longue et fructueuse carrière politique. Après avoir été ministre dans les cabinets de Maurice Duplessis, Paul Sauvé et Antonio Barrette, il deviendra chef de l’Union nationale, en 1961, et premier ministre du Québec, en 1966. C’est le poste qu’il occupera toujours à sa mort, en 1968.Jeune avocat de 31 ans, Johnson vient d’abord à bout des réticences de son chef, le premier ministre Maurice Duplessis, avant d’être le candidat de l’Union nationale dans Bagot. Son peu d’expérience et le handicap que constitue un nom anglophone dans un comté très majoritairement francophone ne semblent pas jouer contre lui puisqu’il récolte 4 725 votes. Il devance le libéral Roland Bailly qui obtient le support de 3 585 électeurs. Un autre candidat, l’unioniste indépendant Georges de Grandpré, se contente pour sa part de 40 votes. Il s’agit d’une majorité record pour une élection tenue dans la circonscription de Bagot. Pour Daniel Johnson, c’est le début d’une longue et fructueuse carrière politique. Après avoir été ministre dans les cabinets de Maurice Duplessis, Paul Sauvé et Antonio Barrette, il deviendra chef de l’Union nationale, en 1961, et premier ministre du Québec, en 1966. C’est le poste qu’il occupera toujours à sa mort, en 1968. Source : Le Devoir, 18 décembre 1946, p.3 ; 19 décembre 1946, p.3.

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