Tenue d’une importante manifestation syndicale devant le Parlement de Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Les centrales syndicales sont à l’origine de cette manifestation, une des plus importantes du genre jamais vue au Québec. Un cortège de plus d’un millier de voitures quitte Montréal pour venir participer à l’événement. En tout, environ 1 500 véhicules sont stationnés autour des Plaines d’Abraham, leurs passagers couvrant à pied la distance qui les sépare du Parlement. La grève de Murdochville constitue la toile de fond à ce rassemblement. De nombreuses affiches, hostiles au premier ministre Maurice Duplessis -« Duplessis s’en va », « Duplessis ennemi des ouvriers », etc.- , sont en évidence dans la foule. Plusieurs orateurs prennent la parole à cette occasion, notamment celui qui « préside » le rassemblement, le comédien Jean Duceppe, ainsi que Doris Lussier. Parmi les syndicalistes qui s’adressent à la foule, on remarque Roger Provost (Fédération des travailleurs du Québec), Jean Marchand et André Roy (Confédération des travailleurs catholiques du Canada), ainsi que Louis Laberge (Conseil des métiers et du travail de Montréal). Selon Roy, « Le but de la manifestation, c’est de démontrer que quelque chose ne va pas actuellement dans la province de Québec. » Roger Mathieu, secrétaire-trésorier de la Fédération des travailleurs du Québec, prétend pour sa part que cette marche « ...n’est que le début d’un programme politique réaliste. Si nous faisons cela, c’est parce que nous aimons notre province, mais pas sous un régime dictatorial. » Le caractère politique de l’événement est en évidence dans tous les discours auxquels les policiers assistent sans intervenir. Pour Jean Marchand : « Ce ne sont pas les syndicats ouvriers qui préparent la révolution, mais ceux qui sabotent les institutions, mêlant les pouvoirs législatif, judiciaire et policiers. Les vrais fauteurs de trouble sont ceux qui prostituent la démocratie dans cette province. » Les centrales syndicales sont à l’origine de cette manifestation, une des plus importantes du genre jamais vue au Québec. Un cortège de plus d’un millier de voitures quitte Montréal pour venir participer à l’événement. En tout, environ 1 500 véhicules sont stationnés autour des Plaines d’Abraham, leurs passagers couvrant à pied la distance qui les sépare du Parlement. La grève de Murdochville constitue la toile de fond à ce rassemblement. De nombreuses affiches, hostiles au premier ministre Maurice Duplessis -« Duplessis s’en va », « Duplessis ennemi des ouvriers », etc.- , sont en évidence dans la foule. Plusieurs orateurs prennent la parole à cette occasion, notamment celui qui « préside » le rassemblement, le comédien Jean Duceppe, ainsi que Doris Lussier. Parmi les syndicalistes qui s’adressent à la foule, on remarque Roger Provost (Fédération des travailleurs du Québec), Jean Marchand et André Roy (Confédération des travailleurs catholiques du Canada), ainsi que Louis Laberge (Conseil des métiers et du travail de Montréal). Selon Roy, « Le but de la manifestation, c’est de démontrer que quelque chose ne va pas actuellement dans la province de Québec. » Roger Mathieu, secrétaire-trésorier de la Fédération des travailleurs du Québec, prétend pour sa part que cette marche « ...n’est que le début d’un programme politique réaliste. Si nous faisons cela, c’est parce que nous aimons notre province, mais pas sous un régime dictatorial. » Le caractère politique de l’événement est en évidence dans tous les discours auxquels les policiers assistent sans intervenir. Pour Jean Marchand : « Ce ne sont pas les syndicats ouvriers qui préparent la révolution, mais ceux qui sabotent les institutions, mêlant les pouvoirs législatif, judiciaire et policiers. Les vrais fauteurs de trouble sont ceux qui prostituent la démocratie dans cette province. » Source : Le Devoir, 9 septembre 1957, p.1, 2 et 6.

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