Tenue de la première assemblée de la Ligue Nationaliste canadienne

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le premier et principal orateur de cette assemblée est Henri Bourassa
. Il débute son discours en soulignant que le congrès des chambres de commerce de l’Empire, qui a eu lieu à Montréal, était destiné à préparer le terrain pour les politiques de la Grande-Bretagne. Selon Bourassa, les résolutions votées à cette occasion relativement à la participation obligatoire des colonies à la défense de l’Empire, serviront à imposer de nouvelles mesures impérialistes sous le prétexte que le monde du commerce, de l’industrie et de la finance de tout l’Empire les ont réclamées. Or, Bourassa rappelle les énormes efforts déployés à la défense de l’autonomie canadienne. Il souligne aussi que le premier devoir des Canadiens est envers le Canada. Selon lui, la Grande-Bretagne a retiré plus de services du Canada que le Canada n’en a retiré de l’Empire britannique. À cet égard, la solidarité impériale est inacceptable à ses yeux et les Canadiens doivent faire taire la voix de Rideau Hall (résidence du gouverneur générale du Canada) pour faire entendre celle du peuple. Bourassa ne désire pas de rupture avec la Grande-Bretagne, par contre, il prétend qu’entre la rupture et l’asservissement, il choisit sans contredit la rupture. Il termine son discours en ajoutant sous des applaudissements effrénés : « Plutôt l’indépendance que l’impérialisme ! » Plusieurs autres discours à saveur nationaliste seront prononcés par la suite. Le lendemain, le journal « La Presse » manifestera son support à Bourassa en consacrant à l’assemblée de la veille sa page frontispice. En revanche, les loyalistes canadiens seront scandalisés. Un résumé du discours de Bourassa sera même câblé à Londres où il crééra une certaine surprise.Le premier et principal orateur de cette assemblée est Henri Bourassa
. Il débute son discours en soulignant que le congrès des chambres de commerce de l’Empire, qui a eu lieu à Montréal, était destiné à préparer le terrain pour les politiques de la Grande-Bretagne. Selon Bourassa, les résolutions votées à cette occasion relativement à la participation obligatoire des colonies à la défense de l’Empire, serviront à imposer de nouvelles mesures impérialistes sous le prétexte que le monde du commerce, de l’industrie et de la finance de tout l’Empire les ont réclamées. Or, Bourassa rappelle les énormes efforts déployés à la défense de l’autonomie canadienne. Il souligne aussi que le premier devoir des Canadiens est envers le Canada. Selon lui, la Grande-Bretagne a retiré plus de services du Canada que le Canada n’en a retiré de l’Empire britannique. À cet égard, la solidarité impériale est inacceptable à ses yeux et les Canadiens doivent faire taire la voix de Rideau Hall (résidence du gouverneur générale du Canada) pour faire entendre celle du peuple. Bourassa ne désire pas de rupture avec la Grande-Bretagne, par contre, il prétend qu’entre la rupture et l’asservissement, il choisit sans contredit la rupture. Il termine son discours en ajoutant sous des applaudissements effrénés : « Plutôt l’indépendance que l’impérialisme ! » Plusieurs autres discours à saveur nationaliste seront prononcés par la suite. Le lendemain, le journal « La Presse » manifestera son support à Bourassa en consacrant à l’assemblée de la veille sa page frontispice. En revanche, les loyalistes canadiens seront scandalisés. Un résumé du discours de Bourassa sera même câblé à Londres où il crééra une certaine surprise. Source : La Presse, 24 août 1903, p.1 et 7.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...