Trois nouveaux projets en partenariat à découvrir !

, par Véronika Brandl-Mouton

Malgré la pandémie et le bouleversement des pratiques de recherche habituelles du Laboratoire, trois nouveaux projets ont vu le jour. Ils explorent des époques et des facettes variées du passé montréalais. 

COVID et locaux vides n’empêchent pas les projets de proliférer! Crédit photo: BAnQ, P48,S1,P15211

Piloté par William Gaudry, directeur de l’Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et candidat au doctorat au Département d’histoire de l’UQAM, ainsi que par Harold Bérubé, professeur au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke et collaborateur du Laboratoire, le premier projet s’intitule « Interpréter et cartographier l’urbanisation de Mercier au début du 20e siècle ». Il vise notamment à tracer le portrait socio-économique et démographique des « nouveaux développements » qui se concurrencent dans Mercier (anciennement Longue-Pointe) au début du 20e siècle 

Plusieurs sources, dont les recensements nominatifs, ont été dépouillées et compilées par l’adjointe de recherche Anne-Marie Dubreuil. Ces phases complétées, les hypothèses de recherche se confirment : l’exode rural n’est pas le moteur de déplacement des chefs de ménage dans les projets immobiliers de Longue-Pointe (Mercier). Deux tendances sont observées. Dans un premier cas, les chefs de ménage habitent Montréal depuis quelques années, en particulier Hochelaga, Maisonneuve et les quartiers formant l’actuel Plateau Mont-Royal. C’est donc un déplacement plus à l’est, vraisemblablement motivé par la présence d’industries majeures à Longue-Pointe, le prix des loyers ainsi que l’abondance d’opportunités foncières à proximité du bassin industriel de Maisonneuve. Quant à la deuxième tendance, 10 % des chefs de ménage sont des immigrants de première génération, arrivés à Montréal deux ou trois ans avant le recensement de 1911. Ces immigrants récents se déplacent eux aussi à l’est dans le but de devenir propriétaires et d’avoir accès à de meilleurs emplois. La prochaine étape du projet consiste à regrouper les données par projet immobilier et à concevoir la carte interactive. Une synthèse statistique sera également produite. 

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Le second projet de recherche, intitulé « Les acteurs économiques du Vieux-Montréal à l’époque victorienne », aspire quant à lui à documenter certains acteurs économiques méconnus (individus et sociétés) de l’époque victorienne associés à des immeubles commerciaux, notamment des magasins entrepôts et des maisons-magasins, du site patrimonial de Montréal (arrondissement du Vieux-Montréal). Soulignons que Joanne Burgess, directrice du Laboratoire, et l’historien Allan Stewart sont les coresponsables de ce projet, financé par le Ministère de la Culture et des Communications du Québe. Le projet cible tout particulièrement le commerce de «  dry goods  » ou magasins de nouveautés. L’objectif est de constituer des dossiers documentaires, retracer la généalogie de chaque société et de ses associés, puis établir un portrait global de ce secteur névralgique du négoce du Vieux-Montréal au XIXe siècle. 

Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche plus vaste, amorcé il y a plusieurs années, qui vise à documenter les lieux et les acteurs du commerce du Montréal victorien. Il fait suite à un premier chantier de recherche consacré aux épiciers grossistes et détaillants du Vieux-Montréal entre 1850 et 1880. La phase en cours, amorcée au printemps 2020, a comme objectif d’enrichir les dossiers existants et à compléter le corpus à l’étude, pour un total de 60 sociétés parmi les 90 sociétés de «  dry goods  » répertoriées dans les immeubles patrimoniaux du site patrimonial de Montréal. Depuis le début de la deuxième phase, nous avons pu documenter 5 nouvelles sociétés et enrichir les connaissances disponibles pour 3 autres. Ce travail de recherche et d’analyse se poursuit pendant l’automne 2020 et l’hiver 2021, avec l’appui des adjoints de recherche Louis Chartier et Marie Pigelet.

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Amorcé l’été dernier, le projet « D’« antiquaires » à agents mémoriels  : sociétés historiques et associations de citoyens dans la valorisation du passé » est chapeauté par Martin Drouin, du Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM, et Alain Roy, historien, tous deux collaborateurs au Laboratoire, ainsi que par MariFrance Charrette, Directrice générale de la Fédération Histoire Québec et rédactrice en chef du magazine HISTOIRE QUÉBEC, organisme partenaire de l’équipe. Ce projet a pour but d’examiner l’apport des sociétés historiques et des associations citoyennes à la construction de la mémoire québécoise, tant à travers le temps que dans la diversité de leurs apports. Le projet, mené de manière collaborative, entend combiner la recherche «  traditionnelle  » avec l’utilisation d’outils ouverts pour favoriser une contribution élargie et une accessibilité accélérée des résultats. Au cours de l’été 2020, un premier pas a été franchi avec le soutien financier du LHPM, ce qui a permis d’engager une assistante de recherche, Sandrine Labelle. Non seulement une bibliographie préliminaire sur Zotero a-t-elle été réalisée, mais un dépouillement sommaire de différentes sources, notamment des principales revues d’histoire du Canada et du Québec, a permis de raffiner le cadre conceptuel et méthodologique des prochaines étapes du projet.

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