Tuerie à l’École polytechnique de Montréal

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le tireur, Marc Lépine, s’est introduit dans une salle de cours de l’École polytechnique de Montréal, armé d’une arme semi-automatique. En séparant les filles des garçons, le meurtrier a tenu des propos haineux envers les « féministes » qu’il dit haïr. Il a ensuite tiré en rafales sur les filles avant de s’enlever la vie. Diane Garneau, attachée administrative pour l’Association des professeurs qui était à la polytechnique en cette funeste fin d’après-midi, a décrit la scène pour la presse : « J’ai entendu des coups de feu. Je suis descendue au troisième étage. M. Biron qui donnait un cours est arrivé au salon des profs, très nerveux. Il m’a dit viens. Je suis sortie et j’ai vu deux étudiantes et un étudiant qui gisaient par terre. Le gars (le meurtrier) s’était tiré une balle dans le visage ». En plus des 14 victimes, les balles de Lépine font une douzaine de blessés. De nombreuses réactions afflueront au cours des heures qui suivent le drame. Plusieurs regroupements de femmes signent une lettre commune dans laquelle on avance que : « Ce geste a des conséquences et une signification pour toutes les femmes, notamment le mouvement féministe, qui réclament une société où les femmes pourront librement déterminer leur vie sans peur, sans menace, sans violence. Ces jeunes femmes, ni aucune autre d’ailleurs, n’avaient à payer de leur vie leur désir de se réaliser. »Le tireur, Marc Lépine, s’est introduit dans une salle de cours de l’École polytechnique de Montréal, armé d’une arme semi-automatique. En séparant les filles des garçons, le meurtrier a tenu des propos haineux envers les « féministes » qu’il dit haïr. Il a ensuite tiré en rafales sur les filles avant de s’enlever la vie. Diane Garneau, attachée administrative pour l’Association des professeurs qui était à la polytechnique en cette funeste fin d’après-midi, a décrit la scène pour la presse : « J’ai entendu des coups de feu. Je suis descendue au troisième étage. M. Biron qui donnait un cours est arrivé au salon des profs, très nerveux. Il m’a dit viens. Je suis sortie et j’ai vu deux étudiantes et un étudiant qui gisaient par terre. Le gars (le meurtrier) s’était tiré une balle dans le visage ». En plus des 14 victimes, les balles de Lépine font une douzaine de blessés. De nombreuses réactions afflueront au cours des heures qui suivent le drame. Plusieurs regroupements de femmes signent une lettre commune dans laquelle on avance que : « Ce geste a des conséquences et une signification pour toutes les femmes, notamment le mouvement féministe, qui réclament une société où les femmes pourront librement déterminer leur vie sans peur, sans menace, sans violence. Ces jeunes femmes, ni aucune autre d’ailleurs, n’avaient à payer de leur vie leur désir de se réaliser. » Source : La Presse, 7 décembre 1989, p.A1, 8 décembre 1989, p.A7, B3.

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