Victoire du Québec au championnat canadien de curling

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

On pratique le curling au Canada depuis le XIXe siècle. En 1927, des sportifs mettent sur pied le Brier, un championnat canadien qui réunit les meilleures équipes de chaque province. Cette compétition est habituellement dominée par des formations provenant de l’Ouest du pays ou de l’Ontario. En 1977, le tournoi a lieu au Vélodrome de Montréal, construit pour les Jeux de 1976. Le Québec, qui a déjà été l’hôte du Brier, possède une certaine tradition en curling, particulièrement au sein de la population anglophone. Par ailleurs, jamais une de ses équipes n’a remporté le championnat canadien chez les hommes (l’équipe de Lee Tobin a gagné chez les femmes en 1975). Le vent tourne pendant le tournoi de 1977 alors que le skip Jim Ursel et le troisième, Art Lobel, mènent le Québec à une fiche de six victoires et deux défaites. Du quatuor québécois, seul le premier, Brian Ross, est natif de la province hôtesse. Cela importe peu aux milliers de spectateurs présents au Vélodrome le vendredi 11 mars, avant-dernière journée de la compétition. Ils assistent à deux victoires cruciales du Québec : 9-6 contre la Colombie-Britannique et 7-2 contre le Manitoba. Le lendemain, Jim Ursel et ses équipiers mettent fin à cinquante années de futilité en venant à bout de la Nouvelle-Écosse 7-4. Cette conquête du titre national leur donne un ticket d’entrée pour les championnats mondiaux qui se dérouleront à Karlstad, en Suède, deux semaines plus tard. À la suite d’un tournoi à la ronde qui ne les voit pas sous leur meilleur jour, les représentants canadiens se ressaisissent en demi-finale et défont l’Écosse 8-5. Le 3 avril, la télévision permet à des milliers de Canadiens d’assister en direct à la finale du tournoi. Encouragés par la foule, les Suédois seront à la hauteur. Devant des adversaires chancelants, ils s’assureront le titre mondial en remportant une victoire de 8-5. Jamais une équipe du Québec n’est venue aussi près de décrocher les grands honneurs. On pratique le curling au Canada depuis le XIXe siècle. En 1927, des sportifs mettent sur pied le Brier, un championnat canadien qui réunit les meilleures équipes de chaque province. Cette compétition est habituellement dominée par des formations provenant de l’Ouest du pays ou de l’Ontario. En 1977, le tournoi a lieu au Vélodrome de Montréal, construit pour les Jeux de 1976. Le Québec, qui a déjà été l’hôte du Brier, possède une certaine tradition en curling, particulièrement au sein de la population anglophone. Par ailleurs, jamais une de ses équipes n’a remporté le championnat canadien chez les hommes (l’équipe de Lee Tobin a gagné chez les femmes en 1975). Le vent tourne pendant le tournoi de 1977 alors que le skip Jim Ursel et le troisième, Art Lobel, mènent le Québec à une fiche de six victoires et deux défaites. Du quatuor québécois, seul le premier, Brian Ross, est natif de la province hôtesse. Cela importe peu aux milliers de spectateurs présents au Vélodrome le vendredi 11 mars, avant-dernière journée de la compétition. Ils assistent à deux victoires cruciales du Québec : 9-6 contre la Colombie-Britannique et 7-2 contre le Manitoba. Le lendemain, Jim Ursel et ses équipiers mettent fin à cinquante années de futilité en venant à bout de la Nouvelle-Écosse 7-4. Cette conquête du titre national leur donne un ticket d’entrée pour les championnats mondiaux qui se dérouleront à Karlstad, en Suède, deux semaines plus tard. À la suite d’un tournoi à la ronde qui ne les voit pas sous leur meilleur jour, les représentants canadiens se ressaisissent en demi-finale et défont l’Écosse 8-5. Le 3 avril, la télévision permet à des milliers de Canadiens d’assister en direct à la finale du tournoi. Encouragés par la foule, les Suédois seront à la hauteur. Devant des adversaires chancelants, ils s’assureront le titre mondial en remportant une victoire de 8-5. Jamais une équipe du Québec n’est venue aussi près de décrocher les grands honneurs. Source : La Presse, 11 mars 1977, p.B3, 12 mars 1977, p.B2 et 14 mars 1977, p.C4.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...