Visite au Québec du président de la République française, Vincent Auriol

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après avoir visité Ottawa et Toronto, Auriol se rend à Québec où il rencontre le premier ministre Maurice Duplessis
et le lieutenant-gouverneur Gaspard Fauteux. Premier président français à visiter le Québec alors qu’il est en fonction, Auriol est accompagné de son épouse et du ministre des Affaires étrangères, Robert Schuman. À Montréal, le président participe à un défilé motorisé qui attire une foule estimée à 300 000 personnes. Cet accueil chaleureux du public et des dignitaires est apprécié par Auriol qui, lors d’un banquet donné à l’hôtel Windsor, remercie ses hôtes de façon élogieuse, déclarant : « Le Canada a montré quels bienfaits peuvent apporter la souplesse des institutions publiques, l’esprit de coopération et de fraternité entre hommes d’origines différentes, la force de la diversité dans une riche, et puissante et libre unité. » La question de la sécurité européenne est également abordée dans ce discours : « Et c’est précisément pour éviter une nouvelle invasion et une nouvelle catastrophe que le monde atlantique, bouleversé hier par la monstrueuse volonté de domination du totalitarisme, menacé aujourd’hui dans sa vieille civilisation par de nouvelles aberrations, organise solidairement sa défense de la prospérité, de la liberté et de la paix. »Après avoir visité Ottawa et Toronto, Auriol se rend à Québec où il rencontre le premier ministre Maurice Duplessis
et le lieutenant-gouverneur Gaspard Fauteux. Premier président français à visiter le Québec alors qu’il est en fonction, Auriol est accompagné de son épouse et du ministre des Affaires étrangères, Robert Schuman. À Montréal, le président participe à un défilé motorisé qui attire une foule estimée à 300 000 personnes. Cet accueil chaleureux du public et des dignitaires est apprécié par Auriol qui, lors d’un banquet donné à l’hôtel Windsor, remercie ses hôtes de façon élogieuse, déclarant : « Le Canada a montré quels bienfaits peuvent apporter la souplesse des institutions publiques, l’esprit de coopération et de fraternité entre hommes d’origines différentes, la force de la diversité dans une riche, et puissante et libre unité. » La question de la sécurité européenne est également abordée dans ce discours : « Et c’est précisément pour éviter une nouvelle invasion et une nouvelle catastrophe que le monde atlantique, bouleversé hier par la monstrueuse volonté de domination du totalitarisme, menacé aujourd’hui dans sa vieille civilisation par de nouvelles aberrations, organise solidairement sa défense de la prospérité, de la liberté et de la paix. » Source : La Presse, 7 avril 1951, p.1 et 42, 9 avril 1951, p.1, 5, 19 et 21.

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